Revenir au travail après un épuisement professionnel

Quiconque connaît quelqu’un qui est retourné au travail après un épuisement professionnel sait que la tâche n’est pas de tout repos. En fait, la personne qui réintègre son milieu professionnel a besoin de soutien plus que jamais de la part de ses collègues et de son patron afin de lui permettre de se familiariser de nouveau avec son nouvel environnement de travail et de faire face à une nouvelle réalité qui peut être difficile à envisager.

Les facteurs à considérer

retour-au-travailEn fait, plusieurs facteurs sont à considérer pour s’assurer que le retour au travail s’effectue sans heurts. Plusieurs craintes guettent la personne qui vit une telle situation, à commencer par la peur d’avoir à raconter sa vie intime et des sentiments qu’elle préfèrerait garder pour elle à ses collègues, la peur de ne pas être à la hauteur des tâches qu’on lui propose, la peur d’être jugée, la crainte de ne plus avoir sa place dans l’équipe et plusieurs autres angoisses normales qui font partie du processus de réintégration.

Soutien moral et psychologique nécessaire

Face à ces situations, le mieux est que la personne qui réintègre soit accompagnée et suivie tout au long du processus par un psychologue ou encore un conseiller en adaptation. Cela lui permettra d’aller chercher l’énergie et le soutien psychologique nécessaires pour passer à travers cette épreuve difficile.

Cela prend aussi une bonne compréhension et du soutien moral et psychologique de la part des collègues et du patron de la personne, sans quoi celle-ci risque de rechuter rapidement, surtout si ce sont en partie des relations conflictuelles avec ses collègues ou son patron qui l’ont menée à souffrir d’épuisement professionnel.

Restructuration des tâches

Parfois, une restructuration des tâches est nécessaire et dans ce cas, il sera important de s’asseoir avec le directeur du département ou des ressources humaines pour évaluer si la personne se sent apte à réintégrer son poste ou encore si une modification des tâches ou de l’horaire serait préférable.
Ce choix est propre à chaque individu et organisation; l’important, c’est que les deux parties en viennent à une entente qui convient aux deux.

En aucun cas, la personne qui réintègre son milieu de travail ne doit accepter des tâches qui contribuent à raviver sa douleur ou encore son sentiment de dévalorisation. Si la personne était en conflit avec des collègues, il est important de régler ces conflits avec une personne d’autorité supérieure, sans quoi la réinsertion ne pourra pas s’effectuer correctement.

En derniers recours

Dans certains cas, il se peut que la démission soit la meilleure décision possible pour la personne qui tente de réintégrer son milieu de travail. Si, en effet, après avoir réintégré le travail, la personne sent qu’elle n’a pas sa place, n’est pas heureuse ou encore traitée avec respect et que ces facteurs contribuent à la faire souffrir psychologiquement, il n’y a aucune raison que celle-ci continue à se causer du tort.

Avant de prendre la décision de quitter son emploi, il faut cependant avoir pris la peine de bien analyser la situation, puisqu’il n’est pas conseillé d’agir sur un coup de tête. Bien souvent, l’aide d’un spécialiste sera nécessaire pour guider la personne dans son choix et l’aider à trouver l’énergie requise pour être capable d’aller chercher un autre emploi, le cas échéant.