Les approches thérapeutiques

L’approche cognitive comportementale (TCC) 

Cette approche intègre les théories ainsi que les thérapies cognitives et comportementales. Elle emprunte au comportementalisme les théories sur l’apprentissage des comportements et au cognitivisme l’importance qu’ont les cognitions (le traitement mental de l’information).

C’est ce mélange de deux approches qui distingue la thérapie cognitivo-comportementale (TCC) des autres types de thérapies. Selon la problématique et la préférence de l’individu, certains thérapeutes vont pencher un peu plus du côté cognitiviste et d’autres du côté comportementaliste. Ce type d’intervention est particulièrement efficace pour les gens souffrant de troubles anxieux comme le trouble panique, le trouble anxieux généralisé (TAG) et l’état de stress post-traumatique.

Le but de la thérapie cognitive comportementale est de remplacer les idées négatives et les comportements inadaptés du patient par des pensées et des réactions qui sont adaptées à la réalité dans laquelle il vit.

L’approche systémique

L’approche systémique se distingue des autres approches par sa façon de comprendre les relations humaines : l’individu fait parti et est influencé par différents systèmes : familial, professionnel, social,.. Les personnes dépendent les unes des autres et leurs échanges se font selon des règles implicites de communication utilisées le plus souvent de manière inconsciente. Les difficultés d’une personne signalent parfois une souffrance qui peut parfois être celle d’un système

L’approche systémique prend donc en compte la communication et les interactions entre les individus

L’entretien motivationnel

L’entretien motivationnel est un style de conversation collaboratif permettant de renforcer la motivation propre d’une personne et son engagement vers le changement 1. William R. Miller et Stephen Rollnick, psychologues et professeurs d’université aux États-Unis et au Royaume-Uni, définissent ainsi cette forme d’entretien qu’ils ont conceptualisée au cours des années 80 pour le traitement des dépendances à l’alcool. L’entretien motivationnel (EM) s’est ensuite diffusé dans le monde, et beaucoup de praticiens l’utilisent aujourd’hui dans de nombreux champs de la santé (addictologie, maladies chroniques, nutrition, santé mentale, etc.) mais également dans le secteur social et éducatif.

Ce style d’intervention est particulièrement adapté dans les situations où une personne est ambivalente face à un changement de comportement donné, comportement dont le maintien a déjà, ou pourrait avoir des conséquences importantes sur sa santé où sa situation sociale. Les exemples sont nombreux : addiction au tabac, à l’alcool ou à toute autre substance, nécessité de suivre un traitement contraignant, de faire de l’exercice physique, de reprendre une scolarité, de s’inscrire dans un parcours d’insertion professionnelle pour éviter une récidive en sortant de prison, etc.

L’approche Minnesota

Le Modèle Minnesota est un modèle thérapeutique qui a été développé aux États-Unis au début des années 1950. À ce jour, aux États-Unis et au Canada, la majorité des centres de traitement et de rétablissement des personnes dépendantes aux drogues et à l’alcool utilise cette approche qui a fait ses preuves et vise à prendre en charge les personnes dépendantes dans leur globalité.

Ce modèle est issu d’un rapprochement entre les modes de prise en charge traditionnels de la dépendance et le mouvement des Alcooliques anonymes. Il repose sur la conception que la dépendance est une maladie physique, mentale et spirituelle. Pour remédier à tous ces aspects de la maladie, il met l’accent sur un programme de traitement multidisciplinaire (les soins), sur la croissance spirituelle et sur la dignité retrouvée par l’individu. Parce qu’il met l’accent sur le changement dans l’attitude et le comportement, le Modèle Minnesota est notamment qualifié de psychothérapie cognitivo-comportementale.

À ce jour, il permet la prise en charge thérapeutique de toutes les addictions (dont comportementales) ainsi que des difficultés de gestion des émotions ou de la difficulté à survivre à des événements douloureux ou traumatiques (abus, inceste, maltraitance, etc.).

Le déroulement de la thérapie

Dans le respect du rythme de l’individu, ce dernier collabore étroitement avec le thérapeute à l’identification de ses difficultés et de ses objectifs

Lors des rencontres individuelles, on se penche sur difficultés actuelles de la personne.
Le thérapeute suggère des stratégies concrètes pour aider l’individu à prendre le contrôle sur ses difficultés.

Le thérapeute propose régulièrement des exercices pour augmenter les bienfaits du traitement. Cela favorise l’autonomie de l’individu à faire face à ses difficultés.